École supérieure de bande dessinée et d'illustration

Ici Genève 2050

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ESBDI – Ecole supérieure de bande dessinée et d’illustration
Année scolaire 2025-2026

Accompagnement pédagogique Thomas Perrodin, Isabelle Pralong, Tom Tirabosco, Pierre-Louis Chantre.

Etudiant-e-s Gaston Archambault, Noémie Berger, Iness Boudraa, Colin Heiniger, Sébastien Gaille, Chloé Giromini, Alice Grossenbacher, Ben Juzan, Victor Kaeser, LénaSchibler, Milena Watzlawick (ESBDI 2). Marie Aebischer, Giulia Amoos, Luis Bärenfaller, Ash Boudet, Isabelle Darie, Louis Giamboni, Ileana Glauser, Joe Lourenço Pinto, Kenyane Maboa, Camille Marquis, Anouk Mayerat, Alma Muschett Zambrano, Roland Nyakossi-Kodjo, Lou-Joon Peltier, Eva Sirdey, Sophia Stocker (ESBDI 1).

Ce projet de récits en bande dessinée sur le thème de Genève en 2050 s’est construit en deux temps.

Les étudiant-e-s de deuxième année de l’ESBDI ont d’abord élaboré un « lore », autrement dit un monde cartographié qui figure le canton de Genève tel qu’il avaient envie de le projeter dans le futur proche. En toute autonomie, ils et elles ont mené un brainstorming collectif et posé des éléments structurant : un très grand barrage qui traverse la Rade afin de filtrer l’invasion des moules quagga, un grand trou noir à la place du CERN (apparu suite à une expérience qui a mal tourné), la Cathédrale Saint-Nicolas déménagée sur la commune de Vandœuvres suite à la disparition du Canton de Fribourg, la Vieille-Ville devenue un squat géant, le territoire du canton fractionné en plusieurs zones communautaires, le Stade de Genève devenu un cirque de gladiateurs… Le groupe a également postulé que l’IA avait été interdite et que les vaches avaient disparu du canton (et peut-être du reste du monde). Pourquoi ? Comment ? Mystère.

A partir de ce terrain de jeu, les étudiant-e-s de première année ont enrichi à leur tour cet univers au cours de discussions collectives. Chacun et chacun a ensuite élaboré un récit en bande dessinée d’une dizaine de pages. La contrainte consistait non seulement à ancrer leurs scénarios dans le lore élaboré par leur camarades, mais aussi de faire apparaître dans leur histoire l’un des personnages d’un récit de leur collègue de classe. Les récits pouvaient ainsi s’entrecroiser, multiplier les points de vue, reprendre des éléments de scénario. Intitulés simplement Genève 2050, les 16 récits finaux ont été réunis en un recueil que les étudiant-e-s ont relié entièrement à la main. Ils et elles en ont aussi créé les couvertures avec de la linogravure imprimée sur carton gris.

Éléments du lore qui a inspiré les récits

Recueil des récits